Siou Blanc deux sur deux

Pendant ce week-end de météo printaière, nous (Matthieu et Laura) prenons la bien connue route du plateau de Siou Blanc.

Le samedi nous affrontons la redoutable marche d’approche de l’Aven du Caveau, l’objectif étant de vérifier l’équipement jusqu’au lapiaz souterrain en vue d’une sortie club dans l’automne. Laura équipe avec ce qu’elle trouve en place, Matthieu rajoute des spits et des AFs pour éviter de faire frotter la corde, qui après un régime minceur ne fait que 8.5 mm de diamètre. Nous arrivons au dernier fractio avant le lapiaz, bien mouillés comme il faut à cause des flasques remplies par les pluies tombées pendant la semaine. On remonte en épongeant les parois humides, la prochaine fois on pourra descendre plus en profondeur avec une équipe conséquente.

Dimanche on retourne à la Grande Crevasse, aven que nous avions déjà visité et rééquipé sauf le dernier ressaut, pour manque de cordes, spits, mousquetons, tout. Cette fois on prévoit large et on se change en sapin de Noël chargé d’amarrage. Nous arrivons aux étroitures du fond, nous rajoutons un frac pour éviter frottements et passages pénibles et nous voilà enfin au fond. Le petit courant d’air est bien sensible et intriguant, la remontée se fait en s’interrogeant s’il n’y a pas un petit passage caché quelque part (oui, on est en manque d’explo à La Pierre Saint Martin…).

Balade au Réseau Sabre

Pour initier les membres du club aux plaisirs du méandre, on prend la direction des Gorges du Caramy pour se promener au Réseau Sabre. Nous sommes sis: Glen, Ian, Eric, Ana-Luz, Matthieu et Laura. On decide de rentrer par la Galerie de Mine, ce qui nous demande un certain temps car nos souvenirs de la marche d’approche s’avèrent pas toujours corrects. On passe les tunnels de la mine et ensuite l’étroiture d’entrée pour piqueniquer au frais. Après quelques hésitations sur une main courante, on arrive jusqu’à la petite cascade en se balandant sur les banquettes du Méandre Noir. A une prochaine pour un méandre… moins gentil!

Journée grandes verticales au Cierge

La menu prévoyait une sortie à la Solitude, le premier -200 pour Olivier et Jean-Baptiste. Toutefois la météo incertaine et quelque peu pluvieuse nous contraint à reporter la sortie (pour la deuxième fois) et à nous rabattre à l’Abîmes du Cierge.

On se retrouve donc à six (Daniel, Cecille, Olivier, Jean-Baptiste, Matthieu et Laura) dans les collines toulonaises sous un ciel gris qui ne nous fait pas regretter notre choix. Le premier déserteur de la sortie est le petit appareil photo, dont la carte SD est restée au chaud à Marseille. Heureusement son grand frère est avec nous dans le bidon de Matthieu, ainsi qu’un gros flash pour amener des photons dans les puits.

L’équippement de la tete de puits demande un temps plus long que prévu, pour éviter des sacs de noeuds en sortie. La suite est bien plus évidente et nous nous engouffrons dans ce joli P100 vendu comme P66 + P37. On se contente du fond de -104, vu que l’équipement de la deuxième branche a l’air fatigué.

Le temps d’un pique-nique au fond, donc on remonte. Matthieu se fait plaisir avec son bagage photographique dans le P37. Nous sortons dans un après-midi humide, en discutant des futurs camps et -200.

Ramonage de spits sur Siou Blanc

Nous (Matthieu et Laura) allons prendre la route de Siou Blanc à la recherche de nouvelles cavités à proposer pour les sorties club. En sachant que une fois sorti des grandes classiques l’équipement peut se faire vétuste et quelque peu folklorique, on préfère un repérage préliminaire. Le choix tombe en premier sur la Tarentaise, qui pourrait faire office d’aven d’initiation. A l’entrée nous constatons que les guêpes ont résolu la crise du logement en squattant les trous des spits. La séance de ramonage avant vissage se poursuit jusqu’à la tete du P18 qui hélas manque d’une deviation pour nous permettre de descendre en sécurité. On sort pour manger, quelque peu déçus et imaginant des AF où on aurait bien voulu les trouver.

Nous décidons d’achever la journée au voisin aven du Baobab, en espérant de trouver au moins une brindille de notre bonnheur. Nous arrivons à descendre les deux premiers puits, le troisième et dernier ne nous offre qu’un monopoint qu’on n’apprécie pas trop. C’est en remontant le dernier puits que mon pantin termine sa vie par rupture de la sangle, après sept ans de fidèle service. Nous sortons sous un crachin intérmittent, en discutant de l’objectif de la prochaine sortie: Jas de Laure ou ailleurs?

Forte affluence au Saint Cass

Une petite foule se retrouve à 10h le dimanche, une bonne dizaine de spéléo de l’ASN (Matthieu, Laura, Eric, Ana Luz, Ian, Glenn et deux initiés à leur troisième sortie). Direction le bien connu aven du Petit Saint Cassien, pour essayer de franchir la cote de -100. Les spéléos plus affinés doublent l’équipement en place gentiment offert par le CDS83, les plus jeunes goutent le plaisir d’accompagner un kit, « ton pire ennemi qui te le fait souvent savoir ». Après une petite pause repas, on descend un par un le joli P28, tout en apprenant à se délonger à la pédale. Arrivés en bas, l’heure de rebrousser chemin est dépassée, donc demi-tour à la Salle de la Pluie. On remonte doucement mais surement, Eric et Matthieu s’alternant au désequipement. Il est 17h passé quand nous retrouvons la surface et la fraicheur de la Sainte Baume, avec la promesse de futures nouvelles aventures souterraines.

Initiation partie II à la Méfiue

Le samedi on part en repérage pour trouver un aven convenable à une sortie facile. On se dirige vers le Quatre Chenes 2, mais on découvre sur place que un casque a deserté le sherpa. Une personne sous terre, un photographe à l’entrée du trou, après reflexion on décide que le lendemain on ira ailleurs. Sortie rentabilisé avec une photo.

Le dimanche on retourne dans les recoins de la Sainte Baume pour une sortie de ré-initiation à la Méfiue. Les deux nouveaux avaient déjà découvert le milieu souterrain pendant l’été, mais les mois écoulés demandent de revoir les manips de base. On descend donc les deux premiers puits et on s’arrete, par manque de mousquetons. On remonte en croisant un désobeur partant au taf, et on promet de ne pas faire passer encore des mois avant la prochaine sortie.

Membres de l’ASN: Matthieu, Laura et deux nouveaux

La désob, ça se partage

Après une période de pause pour varier les plaisirs, on profite du dimanche après-midi pour poursuivre les travaux de désobstruction pour réouverture de la grotte de Palama. Cette fois on est bien quatre à remplir des seaux et des seaux de cailloux de taille importante que les années ont tassé au fond. Nous arretons les travaux de génie pas-vraiment-civile au coucher de soleil. On commence à percevoir un soupçon de courant d’air entre le bloc, mais le passage est encore bien encombré.

Membres de l’ASN: Eric, Glen, Matthieu et Laura.

Trafic chargé au Palan

Pour la première sortie club del 2022, nous arrivons de bonne heure sur Siou Blanc pour affronter les multiples fractionnements de l’Aven du Palan. Il s’avère que nous avons eu le bon reflèxe d’arriver vers 10 h, car l’aven est convoité par d’autres groupes spéléo qui, hélas, se sont dirigé ailleurs vu que les lieux étaient déjà occupés par nos cordes.

Petit rappel technique dans le premier réssaut, histoire de vérifier que les nouveaux recrutés du club n’ont pas oublié comment mettre correctement un descendeur. On se laisse donc glisser sur l’équipement mis en place par Laure, en attendant nous nous attardons en réflections philosophiques du genre « est-ce que c’est ça une étroiture? » « Non, ça c’est large ».

Les sept compagnons d’aventure se retrouvent au fond de -70 m pour casser la croute à 13 h passés. Quelques anecdotes de spéléo saugrenu et il est temps de trouver la surface. Matthieu profite de la dernière (ou première puisqu’on remonte?) verticale pour tester le nouveau flash trouvé sous le sapin à Noel.

16 h 30 et tout le monde est sorti des antres profonds, dans un après-midi franchement frisquet. On nous demande d’aller gratter la côte de -100 pour une prochaine fois: on va y songer !

Tamponnoir suicidaire au Lys Martagon

Nous nous retrouvons à trois (Laure, Matthieu et Laura) dans la fraicheur matinale du Col de l’Ange pour emprunter la direction de Siou Blanc. L’objectif est de remettre au gout du jour l’équipement vétuste et vintage du Lys Martagon, un petit -120 en dehors des chemins les plus battus du plateau. Matthieu et Laure cherchent des naturel et plantent des spits, ils arrivent presque à la fin du premier puits. C’est en équipant le dernier fractionnement que un bruit d’enfer remonte vers la surface: le tamponnoir perso de Matthieu, lasse de cette vie de souffrances et de puits étroits, se jette au fond de l’aven. Impossible de le récupérer sans prendre le risque d’abimer la corde, le trio doit retrouver le soleil presque hivernal.

Après un bref ravitaillement sous le chêne de Mistral, on décide d’achever la journée dans le premier puits de la Solitude, le seul gouffre que l’on peut équiper avec les cordes amenées. La petite mésaventure nous permet déjà de planifier la première sortie de 2022 : mission de sauvetage du tamponnoir au Lys Martagon !

Balade au Lac O Rond

Nous avons choisi l’Eau De Là pour la deuxième sortie ASN de nos nouveaux adhérents, pour leur faire gouter un peu de vraie verticale après l’initiation dans les diaclases de l’Adaouste. Le premier passage de deviation est passé… comme une lettre à la poste! Pour le P10 nous avons choisi l’option moins impressionnante (faute de longueur de jambes de l’équipeuse…), on constate la nécessité de planter des nouveaux spits et un point intermediaire pour la main courante.

Après un peu de ramping pas toujours très propre, nous arrivons au Lac O Rond pour constater la baisse du niveau d’eau. On s’émerveille encore une fois devant les jolies excentriques, on constate qu’on arrive toujours trop tard pour savourer les huitres.

On remonte doucement mais surement, avec la promesse de revenir pour visiter les galeries du fond.

Parmi les « vieux » sauvages de l’ASN: Matthieu, Claude et Laura.