Mise en jambe à l’Eau Delà

On profite de l’ouverture des massifs dans le Var pour faire une petite re-mise en jambe à l’Eau Delà, afin de reviser les manips de corde sans profiter de la chaleur estivale. On enchaine puits après puits jusqu’au lac, avec quelque petit détour dans les boyaux. Rendez-vous à l’automne pour visiter les galéries du fond!

Participants: Matthieu, Laura, +2

ThipauThérapie

Ma première visite au Thipauganahé en 2016 ne fut pas un franc succès, la faute à un baudrier pas ajusté comme il faut et à mon incapacité d’apprécier la beauté du dernier jet plain pot du P80. Depuis j’ai préféré éviter cette cavité mythique de Siou Blanc pour échapper aux mauvais souvenirs.

Depuis de l’eau a coulé sous les ponts et des mètres de corde ont défilé dans mon descendeur, il était temps de me réconcilier avec monsier Thipau. J’arrive à persuader Matthieu de faire une tentative, avec le prétexte qu’il pourra ramener ses babioles photo dans la grande salle. On s’empare de corde et d’amarrages et on profite des derniers jours avant la fermeture du plateau de Siou Blanc. Le Thipau nous accueille avec sa fraicheur bienvenue après les 30 degrés du Var. Matthieu équipe, je le suis avec le bagage photo.

Tout se passe comme une lettre à la poste (pas celle de Marseille, enfin, bref…)! Je pose mes pieds en bas du P40 avec grande satisfaction. Pique nique, test photo pour se rendre compte que la salle est toujours aussi grande, et on remonte. Cette fois à l’aise, comme quoi c’est important d’avoir un matos bien réglé et pouvoir lui faire confiance. Par contre qu’est-ce qu’il fait chaud dans le P80!

Et voilà, le Thipau c’est (re)fait ! Prochain arrêt: aven Aubert?

Essai photo dans la grande salle terminale di Thipau

Siou Blanc deux sur deux

Pendant ce week-end de météo printaière, nous (Matthieu et Laura) prenons la bien connue route du plateau de Siou Blanc.

Le samedi nous affrontons la redoutable marche d’approche de l’Aven du Caveau, l’objectif étant de vérifier l’équipement jusqu’au lapiaz souterrain en vue d’une sortie club dans l’automne. Laura équipe avec ce qu’elle trouve en place, Matthieu rajoute des spits et des AFs pour éviter de faire frotter la corde, qui après un régime minceur ne fait que 8.5 mm de diamètre. Nous arrivons au dernier fractio avant le lapiaz, bien mouillés comme il faut à cause des flasques remplies par les pluies tombées pendant la semaine. On remonte en épongeant les parois humides, la prochaine fois on pourra descendre plus en profondeur avec une équipe conséquente.

Dimanche on retourne à la Grande Crevasse, aven que nous avions déjà visité et rééquipé sauf le dernier ressaut, pour manque de cordes, spits, mousquetons, tout. Cette fois on prévoit large et on se change en sapin de Noël chargé d’amarrage. Nous arrivons aux étroitures du fond, nous rajoutons un frac pour éviter frottements et passages pénibles et nous voilà enfin au fond. Le petit courant d’air est bien sensible et intriguant, la remontée se fait en s’interrogeant s’il n’y a pas un petit passage caché quelque part (oui, on est en manque d’explo à La Pierre Saint Martin…).

Balade au Réseau Sabre

Pour initier les membres du club aux plaisirs du méandre, on prend la direction des Gorges du Caramy pour se promener au Réseau Sabre. Nous sommes sis: Glen, Ian, Eric, Ana-Luz, Matthieu et Laura. On decide de rentrer par la Galerie de Mine, ce qui nous demande un certain temps car nos souvenirs de la marche d’approche s’avèrent pas toujours corrects. On passe les tunnels de la mine et ensuite l’étroiture d’entrée pour piqueniquer au frais. Après quelques hésitations sur une main courante, on arrive jusqu’à la petite cascade en se balandant sur les banquettes du Méandre Noir. A une prochaine pour un méandre… moins gentil!

Journée grandes verticales au Cierge

La menu prévoyait une sortie à la Solitude, le premier -200 pour Olivier et Jean-Baptiste. Toutefois la météo incertaine et quelque peu pluvieuse nous contraint à reporter la sortie (pour la deuxième fois) et à nous rabattre à l’Abîmes du Cierge.

On se retrouve donc à six (Daniel, Cecille, Olivier, Jean-Baptiste, Matthieu et Laura) dans les collines toulonaises sous un ciel gris qui ne nous fait pas regretter notre choix. Le premier déserteur de la sortie est le petit appareil photo, dont la carte SD est restée au chaud à Marseille. Heureusement son grand frère est avec nous dans le bidon de Matthieu, ainsi qu’un gros flash pour amener des photons dans les puits.

L’équippement de la tete de puits demande un temps plus long que prévu, pour éviter des sacs de noeuds en sortie. La suite est bien plus évidente et nous nous engouffrons dans ce joli P100 vendu comme P66 + P37. On se contente du fond de -104, vu que l’équipement de la deuxième branche a l’air fatigué.

Le temps d’un pique-nique au fond, donc on remonte. Matthieu se fait plaisir avec son bagage photographique dans le P37. Nous sortons dans un après-midi humide, en discutant des futurs camps et -200.

Ramonage de spits sur Siou Blanc

Nous (Matthieu et Laura) allons prendre la route de Siou Blanc à la recherche de nouvelles cavités à proposer pour les sorties club. En sachant que une fois sorti des grandes classiques l’équipement peut se faire vétuste et quelque peu folklorique, on préfère un repérage préliminaire. Le choix tombe en premier sur la Tarentaise, qui pourrait faire office d’aven d’initiation. A l’entrée nous constatons que les guêpes ont résolu la crise du logement en squattant les trous des spits. La séance de ramonage avant vissage se poursuit jusqu’à la tete du P18 qui hélas manque d’une deviation pour nous permettre de descendre en sécurité. On sort pour manger, quelque peu déçus et imaginant des AF où on aurait bien voulu les trouver.

Nous décidons d’achever la journée au voisin aven du Baobab, en espérant de trouver au moins une brindille de notre bonnheur. Nous arrivons à descendre les deux premiers puits, le troisième et dernier ne nous offre qu’un monopoint qu’on n’apprécie pas trop. C’est en remontant le dernier puits que mon pantin termine sa vie par rupture de la sangle, après sept ans de fidèle service. Nous sortons sous un crachin intérmittent, en discutant de l’objectif de la prochaine sortie: Jas de Laure ou ailleurs?