Ramonage de spits sur Siou Blanc

Nous (Matthieu et Laura) allons prendre la route de Siou Blanc à la recherche de nouvelles cavités à proposer pour les sorties club. En sachant que une fois sorti des grandes classiques l’équipement peut se faire vétuste et quelque peu folklorique, on préfère un repérage préliminaire. Le choix tombe en premier sur la Tarentaise, qui pourrait faire office d’aven d’initiation. A l’entrée nous constatons que les guêpes ont résolu la crise du logement en squattant les trous des spits. La séance de ramonage avant vissage se poursuit jusqu’à la tete du P18 qui hélas manque d’une deviation pour nous permettre de descendre en sécurité. On sort pour manger, quelque peu déçus et imaginant des AF où on aurait bien voulu les trouver.

Nous décidons d’achever la journée au voisin aven du Baobab, en espérant de trouver au moins une brindille de notre bonnheur. Nous arrivons à descendre les deux premiers puits, le troisième et dernier ne nous offre qu’un monopoint qu’on n’apprécie pas trop. C’est en remontant le dernier puits que mon pantin termine sa vie par rupture de la sangle, après sept ans de fidèle service. Nous sortons sous un crachin intérmittent, en discutant de l’objectif de la prochaine sortie: Jas de Laure ou ailleurs?

A la recherche des spits de la Pépette

Pour faire un peu d’exercice d’équipement et faire des noeuds sur de la 8.5, nous prenons la route du plateau d’Albion pour visiter la Pépette. Nous grimpons la route jusqu’à l’entrée de l’aven. On fouille un peu à la recherche des spits, soucieux de ne pas déranger les petits rinolophes endormis. On descend le P46 et ses agréables pendules, mais nous nous arretons à la salle de la Fausse Colonne. L’équipement se fait quelque peu acrobatique, un petit spit pourrait arranger les choses pour notre prochaine visite

Membres de l’ASN: Matthieu et Laura

Initiation partie II à la Méfiue

Le samedi on part en repérage pour trouver un aven convenable à une sortie facile. On se dirige vers le Quatre Chenes 2, mais on découvre sur place que un casque a deserté le sherpa. Une personne sous terre, un photographe à l’entrée du trou, après reflexion on décide que le lendemain on ira ailleurs. Sortie rentabilisé avec une photo.

Le dimanche on retourne dans les recoins de la Sainte Baume pour une sortie de ré-initiation à la Méfiue. Les deux nouveaux avaient déjà découvert le milieu souterrain pendant l’été, mais les mois écoulés demandent de revoir les manips de base. On descend donc les deux premiers puits et on s’arrete, par manque de mousquetons. On remonte en croisant un désobeur partant au taf, et on promet de ne pas faire passer encore des mois avant la prochaine sortie.

Membres de l’ASN: Matthieu, Laura et deux nouveaux

La désob, ça se partage

Après une période de pause pour varier les plaisirs, on profite du dimanche après-midi pour poursuivre les travaux de désobstruction pour réouverture de la grotte de Palama. Cette fois on est bien quatre à remplir des seaux et des seaux de cailloux de taille importante que les années ont tassé au fond. Nous arretons les travaux de génie pas-vraiment-civile au coucher de soleil. On commence à percevoir un soupçon de courant d’air entre le bloc, mais le passage est encore bien encombré.

Membres de l’ASN: Eric, Glen, Matthieu et Laura.

Aven de la Ripelle

Par un dimanche ensoleillé nous entrons dans le réseau de la Ripelle par la Veille Valette pour un aller-retour à la salle du Lac. Après avoir franchi le puits d’entrée, l’étroiture sélective du pas de vis et quelques passages verticaux resserrés, nous atteignons la galerie du niveau de base, plutôt boueuse. Le bas de la cavité est joliment concrétionné, et agréable malgré la fumée de tabac et les mégots laissés par les indélicats qui nous ont précédé plus tôt dans la journée… Nous reviendrons pour une traversée par le puits des loirs avec une équipe un peu plus étoffée.

Trafic chargé au Palan

Pour la première sortie club del 2022, nous arrivons de bonne heure sur Siou Blanc pour affronter les multiples fractionnements de l’Aven du Palan. Il s’avère que nous avons eu le bon reflèxe d’arriver vers 10 h, car l’aven est convoité par d’autres groupes spéléo qui, hélas, se sont dirigé ailleurs vu que les lieux étaient déjà occupés par nos cordes.

Petit rappel technique dans le premier réssaut, histoire de vérifier que les nouveaux recrutés du club n’ont pas oublié comment mettre correctement un descendeur. On se laisse donc glisser sur l’équipement mis en place par Laure, en attendant nous nous attardons en réflections philosophiques du genre « est-ce que c’est ça une étroiture? » « Non, ça c’est large ».

Les sept compagnons d’aventure se retrouvent au fond de -70 m pour casser la croute à 13 h passés. Quelques anecdotes de spéléo saugrenu et il est temps de trouver la surface. Matthieu profite de la dernière (ou première puisqu’on remonte?) verticale pour tester le nouveau flash trouvé sous le sapin à Noel.

16 h 30 et tout le monde est sorti des antres profonds, dans un après-midi franchement frisquet. On nous demande d’aller gratter la côte de -100 pour une prochaine fois: on va y songer !

Aven des Pèbres

Retour aux Pèbres, qui donnent à Cécile l’occasion de s’exercer à l’équipement et au déséquipement dans le puits d’entrée. La grande salle et ses concrétions font une impression d’un décor de carton-pâte et permettent des jeux d’ombres photographiques. La présence de gaz carbonique, encore, nous pousse à rebrousser chemin et à remettre à plus tard la visite de la partie supérieure de cette belle cavité gardoise.

Tamponnoir suicidaire au Lys Martagon

Nous nous retrouvons à trois (Laure, Matthieu et Laura) dans la fraicheur matinale du Col de l’Ange pour emprunter la direction de Siou Blanc. L’objectif est de remettre au gout du jour l’équipement vétuste et vintage du Lys Martagon, un petit -120 en dehors des chemins les plus battus du plateau. Matthieu et Laure cherchent des naturel et plantent des spits, ils arrivent presque à la fin du premier puits. C’est en équipant le dernier fractionnement que un bruit d’enfer remonte vers la surface: le tamponnoir perso de Matthieu, lasse de cette vie de souffrances et de puits étroits, se jette au fond de l’aven. Impossible de le récupérer sans prendre le risque d’abimer la corde, le trio doit retrouver le soleil presque hivernal.

Après un bref ravitaillement sous le chêne de Mistral, on décide d’achever la journée dans le premier puits de la Solitude, le seul gouffre que l’on peut équiper avec les cordes amenées. La petite mésaventure nous permet déjà de planifier la première sortie de 2022 : mission de sauvetage du tamponnoir au Lys Martagon !